Pause poèmes.

Epoux fidèles certes, les hommes étaient aussi débordant d’amour pour leur femme. Un papyrus nous le révèle (CF. Papyrus Chester Beatty I) :

« Amante unique, sans pareille Plus belle que toutes les autres femmes

Vois, elle est comme (l’étoile) Sirius qui apparaît,

Au début d’une année heureuse.

D’un éclat radieux, d’un teint délicat !

Charmeur est son regard

Suaves ses paroles,

Elle n’a pas un mot de trop.

Son cou est gracieux, fermes sont ses seins,

Sa chevelure est aussi vraie que le lapis-lazuli,

L’ambre de ses bras l’emporte sur l’or,

Des doigts semblables aux boutons de lotus,

Ses fesses galbées épousent le modèle idéal,

Noble est son maintien dans la démarche,

Elle a capturé mon cœur de son amour ».

Afin de permettre aux jeunes hommes en âge de prendre femme, de visualiser le comportement idéal à avoir avec leur futur femme, les maximes du Sage africain Ptahhotep étaient judicieusement enseignées dès le plus jeune âge (Cf. traité de sagesse de Ptahhotep, 2563 – 2423 avant J. C.) :

« Aime ta femme sans ménage

Rempli son ventre, habille son dos,

Ce sont les soins à donner à son corps,

Caresse-la, comble ses désirs tout le temps de ton existence

C’est un bien qui fait honneur au maître de la maison.

Ne sois pas brutal, les ménagements conduisent mieux ta femme que la force.

Son bien-être et son bonheur, voilà ce à quoi elle aspire,

Voilà où elle vise dans son cœur, voilà ce qu’elle regarde.

Sache que c’est ce qui la fixe dans la maison, car si tu la repousses, c’est pour elle un abîme.

Ouvre-lui grands les bras pour qu’elle s’y blottisse et marque-lui ton amour« .

Le Sage Any, les invite encore à mettre leur main dans celle de leur femme, (Cf. Maximes d’Any, 1298 – 1235 avant J. C.)..

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